DIOCESE DE KPALIME
DÉCISION-NOMINATION- 2021-2022  *Thème de l'année pastorale 2021-2022 : Accueillons la parole du Christ, devenons ses amis. *Suivez nous sur notre page facebook  *Mgr ALOWONOU souhaite une fructueuse année pastorale à tous les ouvriers de la moisson dans le Diocèse de Kpalimé.
THÈME DE L'ANNÉE PASTORALE 2018-2019
Nous sommes le peuple que sa main conduit. Marchons à la suite du Christ
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ANNUAIRE DIOCESAIN 2017-2018

PETITE HISTOIRE DE LA SYNODALITE

L’Eglise prépare le Synode sur la synodalité qui rassemblera les évêques en 2023. Ce processus implique l’ensemble du peuple de Dieu depuis les débuts de l’Eglise.


Quelle est l’origine des synodes ?
Dès les premiers instants de l’Église, on se rassemble pour discerner face à une crise ou à un tournant. Les Actes des Apôtres racontent comment les communautés chrétiennes doivent résoudre certains problèmes pratiques ou questions pastorales à travers l’assemblée des croyants, l’appel à l’Esprit Saint et une discussion avec ceux qui ont autorité. « La convocation d’assemblées est une pratique très ancienne et traditionnelle dans l’Église, qui s’est concrétisée avec plus ou moins d’intensité selon les périodes de l’histoire », rappelle Gilles Routhier, membre de la Commission théologique du Synode des évêques sur la synodalité.
Qu’ils soient diocésains, locaux ou œcuméniques, on trouve la trace de synodes ou de conciles sans interruption depuis l’Église primitive jusqu’au concile Vatican II, qui marque un véritable renouveau de cette pratique. « Le mot d’origine grecque “synode” est initialement l’équivalent du latin concilium, en français concile, précise-t-il. Dans un contexte de crise, de contestation ou dans une période où l’Église a besoin de se réformer, on a recours aux synodes pour que l’on puisse en venir à une décision élaborée en commun à la suite d’un processus de discernement. » Au IIIe siècle, saint Cyprien, évêque de Carthage et Père de l’Église, affirmait ainsi s’être fait la règle, dès le début de son épiscopat, de ne rien décider « sans votre conseil et sans le suffrage du peuple, d’après mon opinion personnelle ».


Comment définir la « synodalité » ?
Le mot synode vient du grec sun-odos, une route parcourue ensemble. À travers cette notion de démarche commune, la synodalité se présente donc comme un processus durant lequel il s’agit d’écouter et de discerner la volonté de Dieu pour l’Église de ce temps, en impliquant la totalité des baptisés. Pour l’ecclésiologue Gilles Routhier, le terme de synodalité « dit quelque chose de la forme originale de gouvernance dans l’Église, puisqu’il implique un travail en commun, la venue en assemblée, à travers la participation différenciée de tous ». Plutôt qu’une définition théorique, Isabelle Morel, théologienne et coautrice du Petit manuel de synodalité (lire ci-contre), préfère parler de critères de synodalité : « La synodalité est comme un mode de gouvernance de l’Église qui fait entrer dans une dynamique. Pour cela, il faut d’abord pouvoir écouter les personnes, et l’Esprit Saint à travers elles. » Elle détaille la démarche : « L’ensemble du processus synodal a plus de poids quand il commence par écouter la voix des baptisés. Pour respecter un processus de maturation, il est nécessaire de laisser du temps, des moments de silence. Le rassemblement doit avoir lieu au nom de Jésus-Christ, avec une variété des états de vie et des situations des personnes. » Cette représentativité est nécessaire pour permettre l’écoute du « sensus fidei » des fidèles. Le concile Vatican II affirme en effet que « la collectivité des fidèles ne peut se tromper dans la foi » (Lumen gentium n. 12) et que ce sens de la foi est « éveillé et soutenu par l’Esprit Saint ».


Que s’est-il passé depuis Vatican II ?
Le dernier concile est un moment de redécouverte de la synodalité vécue au niveau international. Refusant de ratifier des documents déjà préparés par la Curie romaine, les pères conciliaires collaborent avec des experts et s’impliquent dans la rédaction de ces textes d’une façon nouvelle. Après avoir expérimenté pendant quatre ans la richesse de ce mode de gouvernement de l’Église, Paul VI crée en 1965 le « Synode des évêques ». La liste des synodes convoqués depuis montre l’importance de cette institution : Synode sur la Parole de Dieu (2008), sur la famille (2014-2015), sur l’Amazonie (2019)… Le pontificat du pape François est tout particulièrement marqué par la conviction que l’Église est essentiellement synodale.


Est-ce une forme de démocratie ?
Non, le synode n’est pas un parlement. La synodalité ne peut être confondue avec un jeu de partis où le camp majoritaire soumettrait l’autre à sa position. « Le risque, note Gilles Routhier, serait d’arriver spontanément en assemblée en ayant déjà une certitude quant à ce que l’Église doit faire. Au Synode sur l’Amazonie, on a vu que chacun se présentait avec ses solutions ou son avis sur l’ordination de viri probati. Mais la question à laquelle les participants devaient répondre était plutôt : “Église d’Amazonie, à quoi es-tu appelée par Dieu pour annoncer l’Évangile ?” » Si le fruit du processus synodal doit être le résultat de la communion du peuple de Dieu, il ne s’agit pourtant ni d’un compromis, ni d’une synthèse, ni d’un consensus. « Il faut reconnaître que l’autorité ecclésiale assume un service nécessaire de communion et de prise de décision, souligne Isabelle Morel. La qualité d’écoute est un des critères fondamentaux. L’autorité est garante de l’unité en fidélité à Jésus-Christ. Si le résultat final est différent de l’intuition initiale, c’est plutôt bon signe ! »


Quels sont les enjeux de la synodalité pour l’Église aujourd’hui ?
La synodalité déploie l’ecclésiologie développée par Vatican II : que tous les baptisés participent à la vie de l’Église comme membres du peuple de Dieu. Or, « il ne peut y avoir de synodalité féconde sans la formation des baptisés, y compris les prêtres, les évêques… », relève Isabelle Morel, qui rappelle que « pour être utile à la vie de l’Église, il faut une “conscience éclairée” ». Le renouveau de la synodalité apparaît également comme un signe des temps, notamment sur la façon d’exercer le pouvoir dans l’Église. « L’Église n’a plus besoin de monarques », déclarait récemment le cardinal Mario Grech, secrétaire général du Synode des évêques.
Cette affirmation a marqué la théologienne qui est aussi directrice adjointe de l’ISPC (Institut supérieur de pastorale catéchétique) : « L’Église a besoin de personnes qui soient comme Jésus-Christ, au service… Le fruit de la synodalité, c’est l’annonce de l’Évangile et une Église davantage missionnaire pour le monde. » À l’occasion du cinquantième anniversaire de l’institution du Synode des évêques en 2015, le pape François l’affirmait : « Le chemin de la synodalité est le chemin que Dieu attend de l’Église du troisième millénaire ».

SOURCE
Mme Honorine Grasset
https://www.la-croix.com/Petite-histoire-synodalite-2021-10-08 1101179451?fbclid=IwAR2w3BP2gTh8N7CpqNBjZIpW-mrFwu-DC00CbCV4_aY4chTAWhCnaUb7HYg

 

Dernière mise à jour: 2021-10-10 00:00:00 Version Imprimable
L'EVEQUE
Mgr ALOWONOU Benoît
Evêque de Kpalimé

«POUR l'AMOUR DE MA PATRIE»
MESSAGE DES ÉVÊQUES DU TOGO NOVEMBRE 2018
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